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lundi 22 octobre 2012

Parlons un peu de l’U.D.I. !

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Lundi 22 octobre 2012 :
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Hier, Jean-Louis BORLOO lançait son nouveau parti, l’U.D.I., l’Union des Démocrates et Indépendants avec le but avoué de recréer l’ancienne U.D.F. Dans son discours, il parle d’Europe, de réveiller l’électorat de demain, de créer le parti du XXIème siècle, d’en faire le premier parti de France, de rendre la liberté de parole et de pensée, mais le tout « dans une coalition claire et gagnante avec l’UMP ».
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Sachant que François BAYROU n’empêche pas les membres du MoDem de rejoindre l’U.D.I. en permettant même la double appartenance, la question se pose donc de savoir quelle va être ma position sur ce sujet crucial qui, je ne vous le cacherais pas, se pose aussi à tous mes petits camarades, avec des réponses aussi varié que celle de Jean-Marie VANLERENBERGHE qui fait parti des instances créatrices de l’UDI ou celle de Jean-Luc BENNAHMIAS qui lui propose de rejoindre la majorité présidentielle.
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Plutôt schizophrène comme situation !
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Je voudrais toutefois faire quelques réflexions sur cette création :
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L’U.D.I. se veut et se déclare être un parti centriste et indépendant et pour cela veut fédérer tout ce que le centrisme a généré comme micro partie non pas depuis 2007 mais bel et bien depuis 2002 et la cannibalisation de l’UDF par l’UMP naissante. C’est comme cela que l’UDI est porté sur les fonts baptismaux par des personnalités aussi différentes qu’Hervé MORIN ou Chantal JOUANNO avec en guise de monsieur loyal un Jean-Marie CAVADA dont je me rappelle encore le discours vibrant sur l’indépendance du centre qu’il a prononcé à Seignosse en 2007 quelques jours avant d’aller proposer ses services à Nicolas SARKOZY.
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Alors, centriste ce parti ? Il le proclame pourtant il se dépêche de prôner « une alliance claire et gagnante avec l’UMP » et de préciser, pour les autistes, que sa place « est bien au centre droit ». Curieuse précision pour un parti centriste. J’ai toujours pensé que la définition même du centre était d’être au centre. Dès le moment ou un adjectif se glisse derrière, on est plus au centre. On est à droite ou à gauche.
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En précisant lourdement que son allié naturel est l’UMP, en accolant un adjectif, l’U.D.I. se positionne ouvertement comme un nouveau parti de droite dont l’ambition est de concurrencer l’U.M.P. pour devenir le premier parti d’opposition à droite.
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Nous quitterions donc un système avec un bipartisme PS / UMP pour un autre système bipartite PS / U.D.I. … Pas vraiment ma tasse de thé comme perspective !
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Autre point qui, par contre, me fait grandement sourire. L’U.D.I. veut se poser clairement comme un parti moderne et met cet argument en avant pour sa campagne de lancement en se voulant le « Parti du XXIème siècle ». Pourquoi pas même si je suis intimement convaincu que l’ère des partis classiques est révolue. Mais je trouve amusant que ce parti du XXIème siècle, pour de basse raison démagogique qui est de faire le trait d’union avec l’UDF, se fasse adouber par VGE et Simone VEIL, deux grandes personnalités certes, mais qui ont l’inconvénient d’être bien ancrée dans le … XXème siècle.
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Pour un parti qui se vaut du XXIème siècle, cela fait désordre !
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Lorsque j’ai rejoint, du moins en tant que sympathisant, l’UDF, c’était après le discours de Toulouse de François BAYROU lors du congrès de formation de l’UMP. Ce qui m’avait plu, c’était justement ce discours d’indépendance et cette vision du centre contre le bipartisme et contre le clivage gauche/droite.
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Je ne pense pas avoir trop changé depuis !
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lundi 8 octobre 2012

Proposition de démarche pour rassembler le Centre …


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Lundi 8 octobre 2012 :
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Les militants et sympathisants du Mouvement Démocrates, dont je suis, ont reçu, le jeudi 4 octobre 2012, un courrier de François BAYROU explicitant sa position et les enjeux pour le Centre dans les mois à venir. Que l’on partage ou ne partage pas sa vision, je trouve intéressante la problématique que ce courrier soulève et vous le livre en intégralité.
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La question du centre dans la vie politique française agite les états-majors et parfois les médias. Je veux vous faire part, clairement et directement, de mon sentiment.
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D’abord, il faut avoir les idées claires : nous sommes le courant démocrate français. Et nous assumons d’être au centre.
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Qu’est-ce que le centre ? Le centre, c’est une résistance, c’est une certaine idée de la politique, et c’est un projet.
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C’est une résistance d’abord au bipartisme, à l’idée que, quelles que soient les positions de fond des uns et des autres, on est systématiquement, parce qu’on appartient à un camp, pour les uns et contre les autres. Cette bipolarisation de tous les instants, parce qu’elle caricature le débat politique et empêche de se poser les bonnes questions, joue contre l’intérêt même de notre pays. Et ces dernières années, il n’est qu’un mouvement qui ait réellement résisté à cette dérive, c’est le nôtre.
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Le centre, c’est une certaine idée de la politique fondée sur des valeurs : pour qu’un pays avance, il faut premièrement lui dire la vérité ; et il faut ensuite, particulièrement en période de crise, que les forces politiques différentes acceptent, d’une manière ou d’une autre, de coopérer, et de prendre leur part de responsabilité dans le destin du pays. C’est donc une certaine idée de l’unité nationale.
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Le centre, enfin, c’est un projet : la société doit se construire comme une unité, ce qui interdit les affrontements de race, de religion, de classe sociale. Pour nous, les nations doivent s’unir au sein de l’ensemble européen, les générations être solidaires, par exemple pour l’environnement, et les peuples se gouverner par la conscience et la responsabilité des citoyens.
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Une résistance, une certaine idée de la politique, un projet. C’est la ligne du Mouvement Démocrate. Et pour ma part, je suis décidé à ne jamais y manquer. Car je sais que dans la crise sans précédent que rencontre notre pays, il aura le plus grand besoin d’une démarche politique de cette nature. La France a besoin de centre pour traverser la crise.
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Nous sommes solides dans notre identité et dans nos idées. Et en même temps, nous sommes ouverts à d’autres.
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Un regroupement du centre droit se forme. Nous pouvons parfaitement travailler avec lui car nombre de ceux qui le composent ont eu des liens avec nous, même s’ils ont choisi un autre chemin. Nous sommes donc ouverts à un partenariat entre le Modem et l’UDI.
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De la même manière, nous serons ouverts à une coopération avec tous ceux qui, venant du centre gauche, ou de l’écologie réaliste, choisiront eux aussi la voie de l’indépendance.
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Le centre ne pèsera dans la vie politique française que s’il accepte une démarche d’unité entre tous ceux qui croient dans son avenir.
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La condition de l’unité, que nous acceptons par avance, et que nous demandons pour nous-mêmes, c’est que chacun soit respecté dans son parcours, dans sa liberté de jugement, et que toutes les sensibilités y trouvent leur place.
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Si ce partenariat se met en place, alors nous devrons réfléchir ensemble à son mode de fonctionnement et à son organisation, y compris même la perspective de double appartenance, sous réserve de réciprocité. D’ores et déjà, je trouverais intéressant que ces formations préparent ensemble les prochaines élections locales, et européennes.
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Telle est la démarche que je vous propose, dont nous débattrons, et que, je l’espère, nous partagerons et nous préciserons. Une démarche par étapes : dialogue, partenariat, unité.
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L’unité du centre est une nécessité pour l’avenir. Nous sommes prêts à y participer. Et nous proposons la méthode, de respect réciproque et de rassemblement par étapes, pour y parvenir.
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Chaleureusement à vous."
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François BAYROU
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mardi 2 octobre 2012

Et si on parlait du Centre ?



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Mardi 2 octobre 2012 :
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Évidemment, je ne vais pas éluder la question que l’on me pose, je ne dirais pas quotidiennement, mais presque. Qu’est-ce que tu penses de l’idée de Jean-Louis BORLOO (la création de l’U.D.I.) et quand le rejoints-tu ?
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Donc,  pour répondre clairement : Jean-Louis BORLOO veut faire l'unité du Centre et créer pour celà un nouveau parti qu’il compte nommer comme le groupe à l’Assemblée Nationale Union des Démocrates et des Indépendants. Pourquoi pas. Cette ambition de trouver une structure capable de rassembler tous les centristes hante François BAYROU sans que celui-ci ait réussi à faire comprendre son ambition aux citoyens et encore moins aux médias..
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Donc l’idée de base est intéressante et, je le dis tout de suite, je partage beaucoup des idées développées par Jean-Louis BORLOO et qui sont ni plus ni moins que les idées du Centre, véhiculée par François BAYROU ces derniers temps : la dette, l’Europe, la fiscalité, je partage ces vues.
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Simple digression dans le propos : Il est d’ailleurs amusant de voir maintenant tout ces centristes qui reprennent en cœur les thèmes que nous défendions depuis si longtemps au MoDem et qui tentent de se les approprier, avec plus ou moins de bonheur.
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On peut donc penser au premier abord que rien ne s’opposerait à ce que je rejoigne l’U.D.I. si l’envie m’en prenait. Et je dois vous avouer que j’y ai en effet songé. Pourtant, dans l’état actuel des choses, un élément principal me bloque.
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Le postulat de Jean-Louis BORLOO (et surtout de ceux qui l’assiste), est que le Centre seul ne ne représente rien en étant solitaire et ne peut rien faire tout seul. Soit, c’est un postulat comme un autre qui a le mérite de poser le problème principal sur la place publique. Tournant le dos à l’indépendance du centre, dont on a vu où elle a mené le chef du Mouvement Démocrates, Jean-Louis BORLOO met tout de suite en avant l’idée de « coalition », arguant que le centre tel qu’il envisage, doit obligatoirement s’allier à quelqu’un d’autre pour faire entendre sa voix.
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Et ses lieutenants de monter aux créneaux pour éviter un alliance avec le « cartel des gauches », faisant sans doute se retourner dans sa tombe un radical sincère, Édouard HERRIOT, qui fut le patron … de ce fameux « cartel des gauches » que ces mêmes radicaux agitent comme un épouvantail aujourd’hui.
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Et comme toute action entraine une réaction, à ceux proposant un rapprochement avec la droite, d’autres répondent en proposant un soutien à la majorité présidentielle. L’un et l’autre sont aussi stupide à mes yeux. Et même si François BAYROU prêche dans le désert, j’adhére pleinement à cette manière de voir le centre : « si le Centre existe, alors le Centre est un. Il n’y a pas de Centre droit, de Centre gauche ou de Centre ailleurs. Le Centre n’a pas besoin d’adjectif ».
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Définissons d’abord ce que nous attendons du Centre, quel projet, quelles idées, quelles résolutions nous voulons puis regardons ce qui est compatible avec les autres. Le Centre se définit par lui-même et non pas par rapport aux autres.
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Dans ce contexte, la conception d’un parti qui, avant même d’avoir établi sa plate forme politique, avant même de savoir qui va le composer, décide de tout de suite faire une alliance avec un autre parti dont la présidence est incertaine et dont tout le monde sait que l’un des deux candidats, outre son programme et ses positionnements, est totalement incompatible avec le « Cebtre dépendance », révéle la cruauté de la dépendance. Qu’attendre d’une telle alliance ? Pour les politiques qui le compose, un siége. Pour les militants, une cruelle désillusion. Pour les citoyens …rien du tout car les idées d’un Centre qui se livre pieds et poings lié à un parti hégémonique n’auront aucun poids !
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Les alliances politiques sont une suite de désillusion, une suite de marché de dupe. L’histoire récente de la politique en France nous l’a démontré avec beaucoup de cruauté (alliance RPR/UDF, alliance UMP/NC, alliance PS/PC puis PS/EELV). Toutes les alliances ont été catastrophique pour l’un des coalisés et rien n’indique que l’histoire va changer.
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Dans ces conditions, je préfère ma manière de penser et mon indépendance qui me permet de dormir à poings fermés la nuit, sans état d’âme.
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Je continuerais dans les mois à venir à dire que certaines réformes annoncés par le gouvernement sont nécessaires et doivent être soutenues (Traité européen, réforme du droit du travail, réforme du financement de la sécurité sociale) que certains arbitrages sont scandaleux (baisse du budget de la Culture, impôt à 75 %, budget étriqué de la Santé), qu’enfin certaines annonces sont des effets de manches et doivent être approfondies (embauche de 43000 enseignants).
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Au niveau local, ma manière de penser est identique et, si je prends les dernières décisions municipales, comment ne pas en soutenir certaines alors même qu’en 2008, nous les portions dans notre projet (soutien du plan ANRU, séparations pour les associations des subventions de fonctionnements des subventions à projet, combat au sein du SMITEEB pour un fonctionnement du service le dimanche, élaboration d’une médiathèque de grande envergure pour rétablir le rayonnement culturel de Vitrolles, revalorisation du Patrimoine vitrollais, plus anecdotique avec le conseil des enfants) et comment ne pas en combattre d’autres comme la suppression des rondes de nuit, logique d’un point de vue économique mais destructrice d’un point de vue sociétal, l’augmentation, même limitée, de la masse salariale et du nombre des agents, sans oublier, j’en passe et des meilleures.
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Donc, pour résumé, pas de blanc seing à qui que ce soit et une vigilance citoyenne renouvelée.
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