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jeudi 13 décembre 2012

Le gouvernement se trompe

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Jeudi 13 décembre 2012 :

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Pour Robert Rochefort, "le gouvernement se trompe en voulant lutter contre le surendettement des ménages par la mise en place d'un 'fichier positif' du crédit". Le député européen, il faut plutôt agir sur "l'éducation des consommateurs", "la déontologie des établissements financiers" et "les procédures de médiation indépendante".

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"Le gouvernement se trompe en voulant lutter contre le surendettement des ménages par la mise en place d'un 'fichier positif' du crédit. Ce sujet qui est débattu depuis de très nombreuses années est en passe de devenir un mauvais marqueur idéologique pour la gauche. Présente hier dans le plan de lutte contre la pauvreté, il n'en atténuera pas la progression", a pointé le vice-président du Mouvement Démocrate.

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"Qu'en est‐il en réalité ? Le surendettement trouve désormais ses causes dans la montée du chômage de longue durée, parfois accompagné de séparations familiales et par le poids excessif des dépenses liées au logement. Le fichier positif qui enregistre l'ensemble des crédits contractés par chaque ménage génère de nombreux effets pervers : il est excessivement coûteux à mettre en place, il est dangereux pour les libertés publiques et c est pourquoi la CNIL s'y est opposée, il peut inciter paradoxalement à des crédits nouveaux lorsque les mensualités totales sont inférieures au seuil critique. En Belgique, où il a été mis en place, il n a pas donné les effets escomptés. En France la majorité des associations de consommateurs n'y sont pas favorable", a-t-il détaillé.

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Aux yeux du député européen, dans ce domaine, les efforts doivent porter sur :

-­‐ L'éducation des consommateurs à la gestion de leur budget, en particulier à l'accompagnement des ménages les plus fragiles.

-­‐ La mise en place de chartes de déontologie avec les établissements financiers et les fédérations du commerce pour promouvoir un crédit vertueux.

-­‐ La généralisation des procédures de médiation indépendante lorsque surviennent des incidents de remboursements dans l'esprit des directives en cours de finalisation au Parlement européen.

-­‐ La limitation de la progression des dépenses contraintes c'est à dire de toutes les pratiques commerciales qui imposent des prélèvements bancaires mensuels qui il est difficile d'interrompre.

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"Mal souscrit et mal utilisé un crédit peut plonger dans la précarité. Mis au service d'un projet, il peut au contraire permettre le retour à l'autonomie et même à l'emploi. Légiférer toujours plus, c'est souvent mal légiférer. La loi Lagarde a profondément modifié le crédit à la consommation. Il convient d'abord de l'évaluer avant de transformer une fois de plus le cadre législatif", a conclu Robert Rochefort avec conviction.

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mercredi 12 décembre 2012

Logements, emplois et surendettements à la une

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Mercredi 12 décembre 2012 :

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Nathalie Griesbeck et Véronique Fayet, membres du Bureau exécutif du Mouvement Démocrate, ont salué mardi 11 décembre « l'approche globale et dans la durée, adoptée par le gouvernement dans la lutte contre la pauvreté », tout en appelant à « agir davantage sur l'emploi et le logement durable ».

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« Les mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault vont dans le bons sens et se distinguent des gouvernements précédents par une approche globale, indispensable pour lutter contre ce terrible fléau qui remet en cause leurs droits fondamentaux et leur liberté », ont salué ensemble la parlementaire européenne et l'adjointe au Maire de Bordeaux.

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Logement : « Répondre à l'urgence, tout en pensant le long terme »

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« La création de 4.000 places pour les sans-abris et de 4.000 places pour les demandeurs d'asile apparaît comme une nécessité absolue », a souligné Nathalie Griesbeck. « Nous appelons à ce que ces places soient équitablement réparties sur le territoire, en fonction des besoins, et à ce qu'elles répondent mieux aux attentes des populations concernées, en lien avec les associations. Animaux refusés, bagarres et vols fréquents, conduisent souvent des citoyens en grande précarité à préférer la rue aux centres d'hébergement », a-t-elle jugé.

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Pour Véronique Fayet, « il faut aussi agir sur le logement durable » : « Les crédits d'urgence sont trois fois supérieurs aux crédits pour le logement durable. L'aide à la pierre baisse. Le gouvernement doit certes penser aux besoins immédiats, mais aussi préparer le long terme », a estimé l'adjointe au Maire de Bordeaux, en charge des Solidarités.

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Crédit à la consommation : « Travailler aussi sur les commerces »

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L'élue locale salue « la création d'un registre national des crédits aux particuliers ». « Jusqu'à présent, le fonctionnement était déclaratif, permettant aux citoyens de souscrire en parallèle trois ou quatre crédits à la consommation, les entrainant dans une spirale infernale », a pointé Véronique Fayet.

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« Le gouvernement doit également travailler sur la facilité des commerces à 'embringuer' les ménages dans des dettes en apparence faciles à résorber, mais qui en réalité les tirent inexorablement vers des difficultés encore plus lourdes à vivre », poursuit Nathalie Griesbeck.

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« L'emploi est le levier essentiel »

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Nathalie Griesbeck voit dans « la garantie jeune, un contrat d'insertion qui peut être utile, s'il permet d'ajouter les ressources d'une activité au montant du 'RSA socle'. Mais l'expérimentation doit aller vite, tout comme sa généralisation s'il s'avère pertinent », détaille la vice-présidente du Conseil général de Moselle.

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Véronique Fayet et Nathalie Griesbeck insistent sur le levier essentiel de l'emploi : « Lutter contre la pauvreté, c'est aussi remédier au phénomène des 'travailleurs pauvres', en simplifiant les démarches de recherche d'emploi et d'accompagnement professionnel. Il s'agit aussi d'encourager les partenaires sociaux et l'État à s'engager pour garantir des salaires décents pour tous. »

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Enfin, elles proposent d'envisager « de recommander que la recherche de reclassement par les employeurs des personnes licenciées soit obligatoire ».

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mercredi 5 décembre 2012

Parlons d’intercommunalité

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Mercredi 5 décembre 2012 :

A l’heure où l’on n’arrête pas dans notre région de parler « Métropole », où les marseillais et les « autres » s’affrontent sur ce thème, où la maire UMP d’Aix en Provence monte manifester à Paris soutenue par le patron du PS 13, Jacqueline GOURAULT, présidente de la commission Intercommunalité de l'Association des Maires de France et sénatrice MoDem revient sur le thème plus large des collectivités territoriales et des réformes qui sont nécessaires à ces institutions à l'occasion du dernier Congrès des Maires.

Alors que « la réalité intercommunale est maintenant passée dans les moeurs », il s'agit désormais de « renforcer sa lisibilité et sa transparence ».

« Nous venons de vivre une année charnière où la question centrale a été la réorganisation de la carte de nos intercommunalités », a rappelé en préambule la sénatrice du Loir-et-Cher. « Souvenez-vous, nous nous étions mobilisés l'année dernière pour que le principe de concertation entre les élus et l'État puisse se poursuivre sur les périmètres de nos intercommunalités ». Une discussion complexe, alors que chaque département devait aboutir à un schéma directeur d'ici décembre 2011, qui s'est heureusement poursuivie tout au long de l'année 2012, grâce à la loi déposée par Jacques Pelissard à l'Assemblée nationale et Jean-Pierre Sueur au Sénat. « Nous avons pu donner davantage de temps à ceux qui avaient besoin sans freiner ceux qui étaient prêts », a souligné Jacqueline Gourault.

Garantir à chaque commune d'être équitablement représentée

La vice-présidente de l'Association des Maires de France a ensuite détaillé les grands chantiers des intercommunalités pour l'année à venir. D'abord, « la question de la composition des assemblées communautaires », a-t-elle pointé. « Le tableau qui donne le nombre de délégués communautaires selon l'importance démographique sera respecté », tandis qu'un « volet de négociation existe, il est de 10 pour cent » et pourrait être porté « à 20, voire 25 pour cent », a poursuivi Jacqueline Gourault, faisant référence à une proposition de loi actuellement discutée au Sénat.

Flécher les conseillers communautaires sur les listes municipales

Autre préoccupation majeure : savoir comment va se passer l'élection des élus municipaux et intercommunaux. Plusieurs pistes sont envisagées, comme l'a détaillé la sénatrice : « Le Ministre a précisé ce matin que le principe du fléchage sera retenu. Mais est-ce par un astérisque, ou on souligne d’un trait, ou on fait, comme le demandent d’autres associations, une liste des conseillers municipaux et une liste des délégués intercommunaux ? », a-t-elle interrogé. Une chose semble certaine : « l’élection des délégués intercommunaux aurait lieu dans le même temps que l’élection communale, sur la même circonscription électorale qui est la commune ».

« A titre personnel, je pense qu’il faut préciser que la réalité intercommunale est maintenant passée dans les mœurs et que nous avons un besoin de transparence et de renforcement de lisibilité, c’est-à-dire, au fond, de démocratie et je pense que le fléchage est un moyen qui semble convenir à beaucoup de gens », a-t-elle également tenu à préciser.

Priorité à la réussite des mutualisations, plutôt qu'à de nouveaux transferts

« Au moment où l’intercommunalité se réorganise et où les élus sont amenés à redéfinir les compétences intercommunales sur un territoire souvent plus vaste, il ne semblerait pas forcément opportun d’imaginer de nouveaux transferts obligatoires », a jugé la Maire de La Chaussée-Saint-Victor. À ses yeux, « la loi offre déjà un éventail important de compétences à transférer, qui satisfait les élus. Je pense que comme on l’a dit ce matin dans les débats, les élus sont plus en attente de clarification, de transparence, de confiance que de transfert de nouvelles compétences entre collectivités territoriales de manière générale », a-t-elle estimé.

En revanche, « les synergies entre communes et intercommunalités doivent être renforcées ». « Cela passe par le développement de systèmes de mutualisation des services. Il n'existe pas de modèle ni de standard pour la mutualisation. C’est une démarche pragmatique qui doit s’adapter au contexte local et à ses propres contraintes », a-t-elle analysé, en interpellant les élus présents : « C’est à vous, donc, qu’il revient de porter le projet, de l’impulser et de piloter la concertation. Si la mutualisation ne permet pas - en principe - des gains immédiats, c’est, à moyen et long terme, une solution d’optimisation des ressources alliant maîtrise des dépenses et gain de productivité », a-t-elle défendu avec conviction.

Plutôt que d'autres transferts obligatoires, priorité à une mutualisation réussie

Dernière grande préoccupation : le volet financier. « Outre le contexte financier contraint, nous devons nous adapter à l’instabilité constante des règles financières et fiscales qui a, notamment, perturbé les projets de fusion en cette fin d’année. Toutes les conséquences de la réforme de la TP ne sont pas vraiment connues et nous découvrons régulièrement de nouveaux problèmes et des besoins de corrections et il faudra certainement apporter dans un certain nombre de lois de finances des corrections au fur et à mesure que nous marchons », a analysé la sénatrice.

Une situation qui vient s'ajouter « aux difficultés économiques et sociales dans lesquelles se trouve notre pays » et « il est évident que nous allons être amenés, comme l'a déjà annoncé le gouvernement, à participer à l'effort national », a-elle précisé. Ceci se traduira par le gel des dotations et, à partir de 2014, leur diminution.

« Je sais très bien que les collectivités territoriales ont la vertu de gérer leurs finances en équilibre, c’est-à-dire avec un financement des investissements qui peut se faire par emprunt mais certainement pas le fonctionnement, comme vous le savez. C’est ce que l’on appelle la règle d’or et nous l’appliquons depuis longtemps », a tenu à rappeler Jacqueline Gourault, tout comme le fait que « 70 pour cent de l'investissement public est le fait des collectivités territoriales ».
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mardi 4 décembre 2012

"On peut agir pour l'emploi, avec une vraie stratégie de production !"

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Mardi 4 décembre 2012 :
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Marielle de Sarnez était l'invitée du Talk Orange-Le Figaro, lundi 3 décembre. Elle a déploré « la manière dont Arnaud Montebourg a fait croire qu'il y avait une solution miraculeuse pour Florange » et appelé à « une vraie stratégie de production ».
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L'eurodéputée est revenue sur le cas de l'usine Mittal de Florange : « Est-ce que l'action du gouvernement a été cohérente sur ce sujet ? Non. Le ministère du Redressement productif se révèle à mes yeux une fausse bonne idée. La manière dont Arnaud Montebourg a fait croire qu'il y avait une solution miraculeuse est une faute et suscite évidemment des déceptions. Sa façon de gérer ces dossiers ne fait pas avancer les choses. La nationalisation pouvait être un moyen, mais seulement avec une stratégie industrielle et la garantie que le secteur de l'aciérie est viable. On peut agir, à condition d'avoir une vraie stratégie de production pour le pays.
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« La gauche confrontée au réelle ne peut plus tenir ses promesses électorales, elle ne peut qu'essayer de conduire les réformes courageuses dont la France a besoin », a par ailleurs souligné Marielle de Sarnez. « Les orientations de François Hollande lors de sa conférence de presse sont bonnes, comme l'a souligné François Bayrou. Mais maintenant, nous sommes en droit d'attendre que les réformes se fassent », a-t-elle pointé.
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En matière de moralisation de la vie publique, la vice-présidente du Mouvement Démocrate a notamment préconisé d'aller « plus loin » que le rapport de la commission Jospin. « Ce rapport est timide. Nous défendons la réduction du nombre de députés à 400, dont 100 élus à la proportionnelle. Cette Assemblée resserrée retrouverait ainsi du poids et de la puissance », a-t-elle détaillé. « Il faut aussi que l'on simplifie le millefeuille territorial, on peut imaginer de fusionner département et région, on peut donner un rôle nouveau aux communautés de communes, par exemple social dans les milieux urbains. Deux objectifs : faire des économies et améliorer la lisibilité, car sur le terrain les citoyens ne comprennent plus qui fait quoi », a-t-elle martelé.
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Interrogée enfin sur la Une du journal Le Parisien, où Cécile Duflot menace l'Église de réquisition de logements, la vice-présidente du Mouvement Démocrate a déploré ce énième « effet d'annonce » : « Je n'approuve pas sur la forme. On peut parler avec l'Église, mais pas de façon tonitruante », a-t-elle estimé. « L'Église doit évidemment participer à la solidarité, mais je crois qu'elle le fait déjà », a conclu Marielle de Sarnez.
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jeudi 22 novembre 2012

Il faut une Europe forte

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Jeudi 22 novembre 2012 :
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Marielle de Sarnez est intervenue mercredi 21 novembre en session plénière du Parlement européen pour appeler à la construction d'un "budget européen fort", "seul instrument dont nous disposons pour agir collectivement".
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Intervenant lors du débat public consacré à la préparation du Conseil européen, lequel sera essentiellement consacré aux négociations cruciales sur le Cadre financier pluri-annuel 2014-2012, l'eurodéputée a rappelé que "dans la crise qui frappe très durement l'Europe, le seul instrument dont nous disposons pour agir collectivement, c'est le budget européen. C'est pourquoi il est vital de le préserver".
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"Nous avons besoin d'un budget fort et d'un budget conséquent parce que c'est le seul levier possible pour investir au plan européen au service de la croissance", a ainsi défendu la vice-présidente du Mouvement Démocrate. Pour elle, "c'est aussi le seul instrument possible pour réduire les inégalités entre les Etats membres, entre les régions, entre les citoyens européens, et je pense en particulier aux plus démunis d'entre eux".
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"Notre Parlement a devant lui deux batailles à mener", a-t-elle poursuivi. "La première de ces batailles, nous devons obtenir un budget à la hauteur des enjeux et ils sont absolument immenses dans les temps qui sont les nôtres. La deuxième de ces batailles est au moins aussi importante. Nous devons faire en sorte qu'à l'avenir le budget européen ne soit plus la simple variable d'ajustement des budgets nationaux. Nous devons nous mobiliser, nous Parlement européen, pour obtenir la création d'une ressource propre de l'Union européenne", a conclu la parlementaire.
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mercredi 7 novembre 2012

Compétitivité: "L'illisibilité des mesures annoncées menace l'effort national"

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Mercredi 7 novembre 2012 :
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François Bayrou a déploré "l'illisibilité" des décisions annoncées par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la suite de la remise du rapport Gallois, mardi sur le plateau d'i>télé. "Ce n'est pas assez net, pas assez tranché, ça ne va pas assez vite", a-t-il notamment regretté.
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"Le principal bénéfice du rapport Gallois était de concentrer l'attention et d'inviter à l'effort sur le problème vital de la production en France, c'est-à-dire sur notre capacité de créer des richesses et de l'emploi", a jugé le leader centriste, en soulignant l'"importance qu'un grand débat ait été initié sur ce sujet".
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"Mais, a-t-il ajouté, pour ceux qui pensent, et M. Gallois l'a répété en remettant son rapport, que les marges des entreprises et le coût du travail sont des questions cruciales, notamment pour l'industrie dans notre pays, les décisions annoncées par Jean-Marc Ayrault doivent sûrement laisser perplexe."
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"Pourquoi en France ne peut-on jamais prendre des décisions simples compréhensibles par tous et tranchées?" s'est-il interrogé.
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"Au lieu d'une baisse claire et nette des charges, on a une proposition très difficile à comprendre, le crédit d'impôt lié à l'investissement", a constaté le leader centriste, pour qui ce choix "pose des questions qui doivent dérouter les entreprises: quelles règles, quel contrôle et à quelle date les aides seront-elles mises à disposition?"
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Interrogé sur i>TELE, François Bayrou a également regretté que les mesures annoncées n'aillent "pas assez vite". "C'est dans 12 ou 14 mois, ça n'est pas assez net (...) ça n'est pas tranché, et donc, ça n'est pas de nature à créer l'élan de compétitivité, de création nécessaire pour que la France renoue avec ce qu'elle a perdu depuis longtemps", a-t-il jugé.
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"Le risque d'usine à gaz est évident pour tous le monde. Et l'on voit bien que l'illisibilité menace l'effort national", a regretté l'ex-député béarnais pour qui, cependant, "les autres mesures annoncées vont plutôt dans le bon sens".
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mercredi 31 octobre 2012

Les replis nationaux menacent l’intégration européenne

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Mercredi 31 octobre 2012 :
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Texte sur l’Europe de Marielle DE SARNEZ, députée européenne
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La Commission européenne a donné son feu vert cette semaine à une taxe sur les transactions financières (TTF) que dix des vingt-sept états membres de l´Union ont accepté de mettre en œuvre.
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Depuis plus de douze ans, nous -élus démocrates français et européens- portons cette idée d´un prélèvement direct d´une fraction infime des sommes échangées entre institutions financières. Je ne peux donc que me réjouir de l´annonce de cette future coopération renforcée dont la France fait partie.
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Cependant, deux questions ne sont pas encore réglées. Sur le fond d´abord. Il est prévu aujourd´hui que cette taxe serve exclusivement à alimenter le budget européen, pour financer des investissements, en particulier dans le domaine de la recherche, de l´industrie verte, et des énergies renouvelables. Ceci n´est pas juste. Nous pensons depuis longtemps qu´une part de cette taxe doit aller aux pays les plus démunis, au nom de la solidarité nécessaire entre pays riches et pays en voie de développement. Sur la forme : si l´on peut concevoir, tout en le regrettant, que certains états membres ne participent pas, pour le moment, à ce projet, un paradoxe demeure. Cette taxe en abondant le budget européen en déduction des contributions nationales, bénéficierait de facto à tous, y compris ceux qui ne l´appliquent pas ! Ceci n´est évidemment pas défendable.
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Pour avancer, l´Europe doit certes accepter un système à plusieurs vitesses mais à la condition sine qua non que cela soit un plus, pas seulement pour les pays qui revendiquent d´avancer à quelques-uns, mais également pour l´ensemble européen. Ainsi en est-il de l’Union bancaire, qui doit contribuer à stabiliser le système financier de la zone euro. Certes, le Royaume-Uni est parfaitement libre, même si cela est tout à fait regrettable, Londres étant la première place financière d´Europe (ces regrets valant aussi pour l´absence de la Grande-Bretagne sur la TTF), de refuser le controle de ses banques par un superviseur unique européen. Mais réclamer un droit de veto de fait sur les décisions que pourraient prendre les dix sept membres de la zone euro, n´est pas acceptable. Autant il est légitime de trouver des passerelles avec les pays non membres de la zone euro mais souhaitant en faire partie, comme la Pologne, autant il n´est pas recevable qu’un pays qui refuse toute politique commune puisse empêcher les autres d’avancer.
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Aujourd´hui en Europe, de plus en plus de dirigeants politiques privilégient les intérêts nationaux au détriment du futur de l´Union et donc des citoyens. Je crois pour ma part qu´il est plus que jamais temps de réaffirmer notre attachement commun à la solidarité européenne. Car notre souveraineté aujourd´hui, seule l´Europe peut la défendre. C´est à travers elle que nous pourrons défendre nos intérêts, nos valeurs, notre modèle social. Oui, l´Europe et les Européens ont vitalement besoin d´une union politique. D´une Europe intégrée. Et démocratique
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mardi 30 octobre 2012

Le Parlement européen à Bruxelles ?



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Mardi 30 octobre 2012 :
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Alors qu'une vingtaine d'eurodéputés agite à nouveau l'idée d'un déménagement du Parlement européen à Bruxelles, Nathalie Griesbeck dénonce une "mascarade" et appelle à son maintien à Strasbourg.
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"Et c'est reparti pour un tour! C'est dans une salle artificiellement remplie d'assistants parlementaires et d'une vingtaine de députés sur 754 que s'est tenue cet après-midi la réunion des "anti-Strasbourg". Au menu de cette rencontre, désinformation en tout genre, farandole de chiffres erronés et une bonne dose de cynisme. Car il en faut du cynisme et du culot pour mobiliser pendant deux heures, alors que les difficultés s'accumulent en Europe, une salle entière du Parlement européen pour débattre de son siège. Comme si nous n'avions rien de mieux à faire que de traiter d'une question qui a été tranchée depuis longtemps par les Traités de l'Union européenne et qui espérons-le sera confirmée très prochainement par la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE).
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Car ne nous y trompons pas, la rencontre de cet après-midi relevait plus de la mascarade que du débat politique. Pas d'idées, pas d'arguments, pas de contenu de la part des "anti-Strasbourg", mais plutôt des velléités bien personnelles de députés plus soucieux de leur petit confort que de l'intérêt de leurs concitoyens. Alors que les Européens se trouvent confrontés à l'une des crises les plus graves de leur histoire, l'urgence devrait être l'emploi, la compétitivité de nos entreprises, la recherche, l'innovation, l'éducation, l'éradication de la pauvreté et non pas de savoir où nous allons siéger. En faisant cela nous nous déshonorons auprès des citoyens de l'UE qui attendent des solutions rapides à leurs difficultés et non des chamailleries institutionnelles.
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Alors une bonne fois pour toute, cessons ce débat absurde pour nous concentrer sur l'essentiel et faire avancer l'Europe. Les Traités qui fondent historiquement notre Union Européenne sont clairs et il en va de l'indépendance de notre Assemblée: le siège du Parlement européen est à Strasbourg - aux côtés de la Cour européenne des Droits de l'Homme - et il faudra l'unanimité pour changer! Ce n'est pas demain la veille."
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lundi 22 octobre 2012

Parlons un peu de l’U.D.I. !

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Lundi 22 octobre 2012 :
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Hier, Jean-Louis BORLOO lançait son nouveau parti, l’U.D.I., l’Union des Démocrates et Indépendants avec le but avoué de recréer l’ancienne U.D.F. Dans son discours, il parle d’Europe, de réveiller l’électorat de demain, de créer le parti du XXIème siècle, d’en faire le premier parti de France, de rendre la liberté de parole et de pensée, mais le tout « dans une coalition claire et gagnante avec l’UMP ».
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Sachant que François BAYROU n’empêche pas les membres du MoDem de rejoindre l’U.D.I. en permettant même la double appartenance, la question se pose donc de savoir quelle va être ma position sur ce sujet crucial qui, je ne vous le cacherais pas, se pose aussi à tous mes petits camarades, avec des réponses aussi varié que celle de Jean-Marie VANLERENBERGHE qui fait parti des instances créatrices de l’UDI ou celle de Jean-Luc BENNAHMIAS qui lui propose de rejoindre la majorité présidentielle.
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Plutôt schizophrène comme situation !
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Je voudrais toutefois faire quelques réflexions sur cette création :
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L’U.D.I. se veut et se déclare être un parti centriste et indépendant et pour cela veut fédérer tout ce que le centrisme a généré comme micro partie non pas depuis 2007 mais bel et bien depuis 2002 et la cannibalisation de l’UDF par l’UMP naissante. C’est comme cela que l’UDI est porté sur les fonts baptismaux par des personnalités aussi différentes qu’Hervé MORIN ou Chantal JOUANNO avec en guise de monsieur loyal un Jean-Marie CAVADA dont je me rappelle encore le discours vibrant sur l’indépendance du centre qu’il a prononcé à Seignosse en 2007 quelques jours avant d’aller proposer ses services à Nicolas SARKOZY.
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Alors, centriste ce parti ? Il le proclame pourtant il se dépêche de prôner « une alliance claire et gagnante avec l’UMP » et de préciser, pour les autistes, que sa place « est bien au centre droit ». Curieuse précision pour un parti centriste. J’ai toujours pensé que la définition même du centre était d’être au centre. Dès le moment ou un adjectif se glisse derrière, on est plus au centre. On est à droite ou à gauche.
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En précisant lourdement que son allié naturel est l’UMP, en accolant un adjectif, l’U.D.I. se positionne ouvertement comme un nouveau parti de droite dont l’ambition est de concurrencer l’U.M.P. pour devenir le premier parti d’opposition à droite.
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Nous quitterions donc un système avec un bipartisme PS / UMP pour un autre système bipartite PS / U.D.I. … Pas vraiment ma tasse de thé comme perspective !
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Autre point qui, par contre, me fait grandement sourire. L’U.D.I. veut se poser clairement comme un parti moderne et met cet argument en avant pour sa campagne de lancement en se voulant le « Parti du XXIème siècle ». Pourquoi pas même si je suis intimement convaincu que l’ère des partis classiques est révolue. Mais je trouve amusant que ce parti du XXIème siècle, pour de basse raison démagogique qui est de faire le trait d’union avec l’UDF, se fasse adouber par VGE et Simone VEIL, deux grandes personnalités certes, mais qui ont l’inconvénient d’être bien ancrée dans le … XXème siècle.
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Pour un parti qui se vaut du XXIème siècle, cela fait désordre !
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Lorsque j’ai rejoint, du moins en tant que sympathisant, l’UDF, c’était après le discours de Toulouse de François BAYROU lors du congrès de formation de l’UMP. Ce qui m’avait plu, c’était justement ce discours d’indépendance et cette vision du centre contre le bipartisme et contre le clivage gauche/droite.
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Je ne pense pas avoir trop changé depuis !
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