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samedi 12 janvier 2013

Une photo « culte » pour mémoire : « Srebrenica 1995 »

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Samedi 12 janvier 2013 : 
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … « Srebrenica 1995 »
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Wikipedia : «  Le Massacre de Srebrenica, également appelé « Génocide de Srebrenica », désigne le massacre de 6 000  à 8 000 hommes et adolescents bosniaques, aussi appelés « Musulmans» (qui était un groupe ethnique dans la Yougoslavie titiste) , dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine.
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Les massacres ont été perpétrés par des unités de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) sous le commandement du général Ratko Mladić, appuyées par une unité paramilitaire de Serbie, les Scorpions, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l'Organisation des Nations unies (ONU). Cette dernière y maintenait une force d'environ 400 Casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre.
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Le massacre de Srebrenica est considéré comme le « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale » et a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la Cour internationale de justice à plusieurs reprises, bien qu'il existe des négationistes de l'existence d'un génocide.
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Un mémorial a été créé à Potočari en mémoire des victimes du massacre.
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Srebrenica, la ville martyre, enclave peuplée de Bosniaques située à l'est de la Bosnie-Herzégovine. Tous les 11 juillet, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent au mémorial de Potocari, à l'endroit où, en 1995, en l'espace de quelques jours, au moins 7 000 Bosniaques ont été exécutés. Encore aujourd'hui, à mesure de l'identification des victimes, on procède à des inhumations dans l'immense cimetière qui ne cesse de s'agrandir à flanc de colline.. »
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samedi 15 décembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : « D-Day Landing, Omaha Beach »

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Samedi 15 décembre 2012 : 

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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … « D-Day Landing, Omaha Beach »

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Le 6 juin 1944, Robert CAPA, photographe de guerre travaillant pour Life, débarque avec la deuxième vague d’assaut à Omaha Beach, sur le secteur Easy Red à hauteur de Colleville-sur-mer. Il est le seul photographe présent ce jour-là.

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Pendant plus de 6 heures, sous les bombes et entre les balles, il photographie la guerre au plus près. Aux côtés des soldats, il prend 119 photos.

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Malheureusement, un laborantin de Life, pressé par le temps (les photos sont arrivées juste avant le bouclage), ferme dans sa hâte la porte de l’appareil de séchage. L’émulsion des pellicules fond. Au final, il ne restera que 11 photos valables, mais assez floues.

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Cette photo est donc la plus célèbre des onze photos, surnommées « The Magnificent Eleven »

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Pour la petite histoire, Steven Spielberg explique s’être inspiré de ces photos pour créer son film culte : « Il faut sauver le soldat Ryan ».

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samedi 8 décembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : Saigon 1975 – Evacuation de l’ambassade américaine

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Samedi  8 décembre 2012 :

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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … « Saigon 1975 – Evacuation de l’ambassade américaine » de Hubert Van Es.

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Nous sommes dans les deux derniers jours de la guerre du Viêt-Nam qui, pour mémoire, a duré rente longues années.

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Début avril, la région de Saïgon est encerclée. Après une quinzaine de jours de combat acharné, le président Nguyễn Văn Thiệu démissionne le 21 avril et est remplacé par le vice-président Trần Văn Hương, lui-même remplacé le 28 avril par Dương Văn Minh, surnommé « le Président de 3 jours ». Les troupes nord-vietnamiennes sont alors aux portes de Saïgon.

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L'assaut final sur la ville débute le 29 avril 1975 à 6 heures du matin après une journée de bombardements. Les troupes sud-vietnamiennes continuent de se battre sans relâche dans la ville en ruines bien qu'en large infériorité numérique tandis que les derniers personnels américains encore présents évacuent très rapidement. C'est l'opération « Frequent Wind ». Beaucoup de membres importants du gouvernement sud-vietnamien et de civils sont évacués par les Marines vers les États-Unis à partir entre autres de l'ancien Quartier Général du Military Assistance Command, Vietnam. Au total plus de 7 000 personnes seront évacuées en quelques jours (dont 1 373 Américains et 5 595 Sud-Vietnamiens).

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 À 7 h 53, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l'ambassade des États-Unis à Saigon, des milliers de candidats à l'exil se pressent encore dans les jardins.

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Cette photo a souvent été présentée comme la photo de ce fameux dernier hélicoptère. Il n’en est rien puisqu’elle  a été prise la veille par Hubert Van Es. Mais elle symbolise à elle seule la vanité de l’engagement américain au Viêt-Nam et la déroute du monde occidental à cet époque là.

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Sur ce mois d’avril 1975, pour comprendre l’ambiance paranoïaque régnant au sein de l’ambassade américaine, je ne peux que vous conseiller de lire les mémoires controversées et destructrices de Frank SNEPP, chef des analystes de la CIA à Saigon durant ce mois-là : « Decent Interval »

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samedi 1 décembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : La Marianne de 1968



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Samedi  1er décembre 2012 :
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui …
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Cette photo a sans nul doute fait le tour de la planète et transformée Caroline de BENDEN en égérie des sixties. Lorsqu’elle a été photographiée par Jean-Pierre REY (Gamma) le 13 mai 1968 aux abords de la Place Denfert-Rochereau à Paris, elle ne se doutait pas de ce qui allait se passer.
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Depuis, elle a raconté l’histoire de cette photo plusieurs fois :
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 “On est en route vers la Bastille. Je viens de grimper sur les épaules d’un copain 2. On demandait quelqu’un pour porter le drapeau et moi, j’avais si mal aux pieds à force de piétiner que j’ai saisi l’aubaine. Je n’aurais voulu ni du drapeau rouge – à cause des communistes qui ont saboté le mouvement – ni du drapeau noir, car je ne connais rien aux anarchistes. Mais le drapeau vietnamien me convient comme le symbole d’une guerre que toute la jeunesse dénonce. Soudain, je sens plusieurs objectifs braqués sur moi. C’est incroyable, il faut toujours que je les repère ! Une sorte de flair, je suis mannequin… Alors, j’ai comme un réflexe professionnel. Instinctivement, je me redresse, mon visage se fait plus grave, mon geste plus solennel. Je voudrais à tout prix être belle et donner du mouvement une représentation à la hauteur de ce moment.
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 Au fond, je prends la pose. Et je suis piégée par cette pose. Parce que d’un coup l’émotion me gagne : cette foule qui converge, juste, ardente, lumineuse, avec toutes ces bannières, et ce symbole si lourd au bout de mon bras… Je deviens exactement ce que j’essaie de paraître. Je ne joue plus aucun rôle, je suis à fond dans le mouvement et dans l’instant, et consciente, moi, l’aristo anglaise, d’une responsabilité.”
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samedi 24 novembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : Dany et le CRS …

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Samedi  24 novembre 2012 :
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui …
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Gilles CARON était sans nul doute le photographe de presse le plus doué de sa génération. Membre de l'agence Gamma, il est un reporter de guerre reconnu de tous et couvre tous les conflits importants. Lorsque surviennent les événements de mai 1968, il est en première ligne dans son propre pays et certaines de ses photographies sont désormais des emblèmes de cette période. C’est lui qui prend, le 6 mai 1968 devant la Sorbonne, la photographie que je vous propose aujourd’hui, certainement « LA » photo du mouvement étudiant de « mai 1968 ».
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Le 6 mai 1968 donc, « Dany le rouge » est convoqué devant le conseil de discipline de la vénérable université avec six autres étudiants. Prévoyant des débordements, la préfecture de police a bouclé le quartier avec les C.R.S. Dany se retrouve donc face aux policiers, casqués et prêt à en découdre.
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Un sourire narquois aux lèvres, l’étudiant plante alors son regard dans celui du garde mobile. C’est le moment que choisit Gilles CARON pour appuyer sur son déclencheur, prenant la photo qui symbolisera à jamais l'insolence et la fraîcheur d'un mouvement qui a bien failli emporter la République.
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Gilles CARON disparaît en 1970 sur le front de la guerre du Vietnam.
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samedi 17 novembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : Le baiser Brejnev/Honecker



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Samedi  17 novembre 2012 :
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … un scène de baiser entre deux hommes !
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Normal en cette période de débat sur le mariage homosexuel. A part que nous sommes loin d’un baiser entre amoureux et que l’on peut légitimement se poser la question de savoir s’il s’agit du baiser de la cordialité ou de la domination ?
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Voici donc le baiser qui, en 1979, fit tant jaser, entre Leonid BREJNEV et Erich HONECKER.
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En 1979, le président du Soviet suprême Léonid Brejnev embrasse sur la bouche le président de la RDA Erich Honecker, un geste présenté par lui comme un baiser de paix et de cordialité. Mais ce fameux baiser va être peint, de façon ultra réaliste et plutôt déplaisante, sur le mur de Berlin, avant sa chute.
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Une caricature évoquant davantage l’idée de domination que celle de l’amitié, et qui va en devenir l’une des principales attractions.
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samedi 10 novembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : "lunch a top a skyscraper".

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Samedi  10 novembre 2012 :
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certaines photos que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … "lunch a top a skyscraper".
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Je suis fermement persuade que ce titre n’évoque rien pour vous. Pourtant, nous sommes en présence de l’une des trois photos les plus tirée de tous les temps. Il s’agit en fait de la photo de ces ouvriers  sur une poutre entre ciel et terre sur un chantier d'un gratte-ciel de New York
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Elle a été prise par  Charles C. Ebbets sans aucun trucage le 29 septembre 1932 au 69ème étage du General Electric Building situé dans le Rockfeller center de New York. Ce building qui compte 70 étages fut inauguré en 1933. Lors de leur pause-déjeuner, ces 11 ouvriers se sont laissé prendre au jeu du photographe, assis sur une poutre qui pend à près de 100 de mètres au-dessus du sol, sans la moindre sécurité. L'image, prise le, paraît dans le New York Herald Tribune.
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Charles C. Ebbet disparaitra en 1978 sans que son travail ne soit réellement reconnu, les droits de la photo appartenant à la Bettmann Archive, une compagnie de banque d'images. Il faudra attendre 2003 à la suite de nombreux procès, pour que la photo et les droits d'auteurs soient attribués à ces héritiers en 2003.
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samedi 3 novembre 2012

Une photo « culte » pour mémoire : Mexico 1968 - Tommie SMITH



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Samedi  3 novembre 2012 :
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Comme vous le savez, la photo m’a toujours intéressé (cf mon site personnel). Une photo récente m’a donné envie de partager avec vous certains clichés que je considère « culte » par leur histoire, leur force émotionnelle, leur rendu. Donc, aujourd’hui … Mexico en 1968.
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Alors que les jeux Olympiques se déroulent à Mexico, la tension politique est intense, aussi bien au Mexique que dans de nombreux autres pays.
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En France, mai 1968 est encore sur les braises. Au Mexique même, avant même leur ouverture,  la répression de la révolte des étudiants mexicains par les forces de l’ordre a fait près de 300 morts sur la place des Trois-Pouvoirs, à Mexico. Aux Etats-Unis, l’assassinat de Martin Luther KING a déclenché une vague d’émeutes raciales sanglantes dans tout le pays que l’assassinat de Robert KENNEDY a décuplé.
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C’est dans ce contexte explosif que, le 16 octobre 1968, Tommie SMITH, sprinter noir américain, bat le record du monde du 200 mètres et est sacré champion olympique de cette distance.
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Lors de la cérémonie de remise des médailles le lendemain Tommie SMITH et son ami John CARLOS (arrivé troisième) se présentent pieds nus chaussés de longues chaussettes noires, une main gantée de noir. Et lors de l’hymne américain, les deux athlétes baisseront la tête et lèveront le poing ganté de noir.
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Ce geste, en protestation contre la politique de discrimination dont souffrent les Noirs aux USA, aura l'effet d'une bombe dans les médias mondiaux.
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Effet garantie et polémique assurée avec encore plus de retentissement que le deuxième de cette course l'australien Peter NORMAN, soutiendra l'action de Tommie SMITH en portant le badge de l'association "Olympic Project for human Rights" (association créée par Tommie SMITH pour protester contre les ségrégations raciales dont souffrait les noirs en particulier aux USA et en Afrique du Sud).
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SMITH et CARLOS seront exclus du village olympique, menacés de morts aux USA et bannis des compétitions sportives. Quant à Peter NORMAN, il sera lui aussi exclu de la délégation Australienne pour son soutien à cette cause.
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